Ce domaine est l’ancienne maison de noble de Salles (1). En 1576 elle appartenait à Léonard ALESNES, conseiller au Parlement de Bordeaux ; elle passa ensuite à sa veuve, Louise de Limoges et à son second mari : le sieur de BAYNAC.
En 1666 elle fut saisie à la demande de Daniel JAMES, époux de Marie de BAYNAC, et vendue aux enchères ; elle devint la propriété de J.B de LESPARRE, écuyer et avocat au Parlement.
Ce domaine dépendait du duché de Guyenne. Son fils Alexis de LESPARRE, hérita du domaine ; il mourut en 1748, couvert de dettes (2). Il avait un fils, né en 1730 qui était mineur à cette époque. Il dût attendre sa majorité pour vendre les biens de son père avec l’accord des créanciers. A ce moment, la maison se composait de « deux corps de logis » et l’inventaire des meubles dressé en décembre 1748 fait état d’une salle ou était un lit « à la duchesse » trois tables, quatre chaises et un grand cabinet de noyer ; une chambre avec un lit à quenouilles, un fauteuil, un grand cabinet en sapin était chauffée par une cheminée ; il y avait enfin une cuisine et une cave. L’ensemble était distribué par un vestibule de faibles dimensions.
L’acquéreur fut André VIALLE, maître architecte demeurant à Bordeaux, rue Sainte Colombe (3) en 1756. Au moment de la prise de possession, il constate le mauvais état des bâtiments : « les fonds, maison et bâtiments de Salles sont totalement ruinés et il faudrait les rebâtir en grande partie ».
En 1764 André VIALLE vend la maison noble de Salles à R GRELLET « amériquain » habitant au Chartron ; cette maison est toujours composée de deux corps de logis, grange et chambre de paysans (4). Il est vraisemblable qu’il l’avait réparée. Dans l’inventaire de ses biens, après son décès en 1778 cette maison de Salle se retrouve et est attribué à son fils ainé : E VIALLE. ???
En 1824 ce domaine appartenait à la veuve d’Etienne VIALLE ; sur le plan cadastral de cette époque, la maison se composait d’un corps allongé, avec des pavillons aux angles Sud. Au cours du XIXème siècle on ajouta un pavillon central, adossé au milieu du corps allongé.
Ce domaine passa ensuite dans la famille SERMENSSAN puis fut racheté en 1877 par J.B PICHARD qui possédait déjà les domaines de Tojan et Saubat.
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ADG 33 E 24 489 Notaire Faugas 18/12/1756
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B Giveau : Inventaire des maisons Histoire de l’art 1984 pages 267 et 277
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ADG 3 E 24 256 Notaire Lavau 29/09/1764
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ADG 3 E 15 028 Notaire Baron 16/03/1778